Léon Chabalier – Rédacteur en chef

Je suis né en 1975 et j’ai commencé le journalisme là où tout prend vraiment sens : sur le terrain. Mes premières années professionnelles se sont déroulées dans les journaux locaux et les radios du Massif central, un territoire exigeant mais formateur, où l’on apprend à écouter avant d’écrire et à regarder avant de raconter.
Au fil des reportages, j’ai couvert l’actualité locale, mais ce sont rapidement les histoires de lieux et de personnes qui m’ont le plus marqué. Villages de montagne, petites villes, routes secondaires, initiatives touristiques discrètes : j’ai compris très tôt que le tourisme était un formidable révélateur des territoires, de leur mémoire comme de leurs transformations.
Travailler en presse locale et en radio m’a appris un journalisme de proximité, direct, sans artifices. Micro à la main ou carnet dans la poche, j’ai passé des années à sillonner l’Auvergne, le Cantal, la Lozère ou l’Aveyron, à raconter ce que l’on ne voit pas toujours depuis les grandes métropoles. Cette approche reste aujourd’hui au cœur de mon travail.
Avec le temps, mon champ d’écriture s’est élargi au tourisme national et européen, mais toujours avec le même regard : celui d’un journaliste attentif aux ambiances, aux usages, aux récits humains derrière les destinations. Mes reportages prennent souvent la forme de chroniques ou de récits de voyage, nourris d’observations concrètes et d’échanges sur le terrain.
Les photos qui m’accompagnent, souvent prises sur le vif avec un téléphone, reflètent cette manière de travailler. Devant un monument, le long d’un canal, dans un café ou un bureau improvisé, je documente autant les lieux que le temps passé à les comprendre. Le voyage n’est jamais un décor, c’est un contexte.
Aujourd’hui, je continue d’écrire sur le tourisme, les territoires et leurs mutations, avec une attention particulière portée aux destinations moins visibles et aux formes de tourisme plus durables. Je défends un journalisme de voyage sobre, précis et incarné, convaincu que raconter un lieu, c’est avant tout raconter ceux qui le font vivre.
